DPP_fFj00011456

 

 

DPP_fFj00011466

DPP_fFj00011470

En terme de slot, on entend par « détection », un système permettant de « voir » les autos passer, à un point donné de la piste (généralement au niveau de la ligne de départ/arrivée). Autrement dit, un système de détection a une fonction de compte-tour et de chronomètre. Associée à un logiciel de comptage, l’ensemble permet alors de vivre des courses passionnantes. Le jeu qu’est le « circuit routier électrique », prend alors une tout autre dimension…

Je vais vous présenter ici une détection analogique lumineuse. Celle que, avec l’aide de quelques amis, j’ai fabriqué.

A l’origine, je l’ai pensé pour une piste Circuit 24 deux voies, mais elle s’adapte très bien au circuit Carrera Go de mon fiston ! En faite, vous pouvez bricoler ce type de détection pour n’importe quelle marque de piste. Il faudra juste adapter les dimensions du pont de détection à celles de la piste utilisée.

Mais avant tout, de quoi se décompose un tel système de détection ? On peut différencier trois parties :

-Une partie dite « émettrice », généralement appeler « pont de détection », composée d’une source lumineuse « chaude », permettant de créer des faisceaux lumineux en direction du rail de détection ;

-Une partie dite « réceptrice », généralement appelé « rail de détection », équipée de cellules photoélectriques, permettant de recevoir les faisceaux lumineux émis par le pont de détection ;

-Une partie dite « informatique », comprenant un PC équipé d’un logiciel de comptage et de gestion de course.

 

Le principe :

La partie émettrice (pont de détection) est placée au dessus de la partie réceptrice (rail de détection), dans un alignement parfait. Le pont de détection émet un faisceau lumineux en direction du rail de détection. Lorsque qu’une voiture passe entre le pont de détection et le rail de détection, elle coupe le faisceau lumineux. Cela à pour conséquence de modifier la résistance de la cellules photoélectrique, donc de changer l'état du port parallèles. Ensuite, le rail de détection étant relié à un PC via le port parallèle de ce dernier, le logiciel de comptage et de gestion de course comptabilise le tour et le chrono de la voiture.

 

Le pont de détection (émetteur) :

La première chose à faire est de choisir quel support (pont) utiliser. Vous pouvez soit le fabriquer vous même, soit utiliser un pont disponible dans le commerce. Dans tous cas, il faudra s’assurer que les sources lumineuses que vous souhaiter utiliser ont des dimensions compatibles avec celle de votre pont. Et bien entendu, s’assurer également que les dimensions de votre futur pont seront compatibles avec votre piste (en largeur) et avec les véhicules qui passerons en dessous (en hauteur).

Une des solutions les plus simple est d’utiliser une passerelle de la marque Carrera :img

La marque allemande a en effet eu la bonne idée de proposer une passerelle modulable. En effet, même si le modèle de base est prévu pour un circuit deux voies, vous pouvez, par l’ajout de modules, faire une passerelles pour un circuit 4, 6, voir 8 voies... C’est d’ailleurs cette passerelle Carrera qu’à sélectionné la boutique Bitume Slot Racing (http://www.bitume-slot-racing.com/), qui vous propose, à travers différents « package », tout le matériel nécessaire à la réalisation d’un système de comptage. Vous avez même la possibilité de commander l’ensemble prêt à fonctionner (plus d’info ici : http://www.bitume-slot-racing.com/actualite_hardware.html).

Jean-Loup Venon, le gérant de Bitume Slot Racing, m’a fait également savoir qu’il venait de tester le pont DS racing (pont utilisé par beaucoup de club), et que tout fonctionne parfaitement avec les logiciels Slotx+ (A condition de passer par une carte Phidget et une alimentation 12v pour alimenter le pont).

 

Dans mon cas, j’ai choisi de fabriquer moi même mon pont, en bois. Bon, là, je n’ai absolument aucun mérite, puisque après avoir discuté de sa conception avec l’ami Ludo (spécialiste du bois, de part son métier), ce dernier, après m’avoir conseillé d’utiliser du contreplaqué de 3mm d’épaisseur, m’a tout simplement dit : « Fille moi tes plans, je me charge de te faire la partie « menuiserie » de ton pont ». Encore grand merci a lui !

Je n’ai eu donc juste qu’à me charger des plans, de la peinture, de la décoration et de l’installation du système d’éclairage : deux ampoules (W5W, 12V, 5W) et leur support. Notez au passage que j’ai récupéré les éléments constituant l’éclairage du pont sur ma veille Ford Fiesta (feux de position), avant de la mettre à la ferraille…

Mais suivant l’alimentation que vous compter utiliser, vous pouvez prendre d’autres types d’ampoules. Encore une fois, il faut juste vous assurer que l’éclairage soit suffisamment puissant (lumière chaude) pour être « réceptionné » par les cellules photoélectriques du rail de détection, placées en dessous. Il faut aussi que les ampoules ne soient pas trop grosses afin d’éviter de devoir construire un pont de détection trop volumineux (nous faisons dans modèle réduit ou pas ?!). Enfin, il faut prévoir une ampoule par voie.

Afin d'optimiser l’éclairage, et bien orienter les faisceaux lumineux vers le bas, j’ai tapissé le dessous de mon pont (le compartiment des ampoules) avec du simple papier aluminium alimentaire (collé à la colle à bois).

DPP_fFj00011458

DPP_fFj00011459

DPP_fFj00011460

DPP_fFj00011461

Pour alimenter les ampoules, j’ai utilisé une vielle alimentation 12V Jouef, branchée au pont via des fiches bananes.

DPP_fFj00011463

DPP_fFj00011462

 

 

Le rail de détection (récepteur) :

Comme pour les ampoules du pont de détection, il faut installer une cellule photoélectrique par voie. J’ai utilisé des Phototransistor BPX95C, achetés chez Selectronic Paris (11, place de la Nation, 75011 Paris), à 1.35€ l’unité.

Plus d’infos, voir ici : http://www.selectronic.fr/c/composants-electroniques/composants-optoelectroniques/photo-detecteurs/phototransistor-bpx95c.html

Les cellules comportent chacune une broche longue (cathode) et une broche courte (anode) :

DPP_fFj00011456 (2)

Merci à Aubry de m’avoir dit, avec précision, quoi acheter, et où les trouver.

Pour l’installation dans le rail de détection, il faut, sur chacune des voies, percer un trou, d’un diamètre équivalent à celui de la cellule, au plus proche du slot de chaque voie. Les trous doivent bien évidement être alignés, perpendiculairement au sens de la marche des autos.

Les cellules doivent être positionner par dessous la piste, et doivent arriver juste à l’affleurement de la partie supérieure de celle-ci (là où les autos rouleront). J’ai utilisé de la colle bi composant pour les fixer (du côté inférieur de la piste).

DPP_fFj00011457

Ensuite, il faut câbler les cellules au port parallèle « male », qui viendra se raccorder au PC*.

Toutes les cathodes des cellules doivent être reliées au pin 25 du port parallèle. Et dans mon cas (circuit 2 voies), j’ai relié l’anode d’une des cellules au pin 15 du port parallèle, et l’anode de l’autre cellule au pin 13 du port parallèle. Pour un circuit 4 voies, il faudra en plus, relier une troisième cellule au pin 12 du port parallèle, et une quatrième cellule au pin 10 du port parallèle.

Voir schéma suivant : d_tection

Merci à Eric cette fois-ci, pour m’avoir donner toutes les informations nécessaires pour le câblage du rail de détection (dont le schéma ci-dessus).

Enfin, si vous ne voulez pas (ou moins) vous embêter, il y a toujours la solution « Bitume Slot Racing », qui propose, encore une fois, son package « kit » (matériel fournis mais à monter soi-même), ou bien son package « tout monté » : http://www.bitume-slot-racing.com/actualite_hardware.html?PHPSESSID=5e1baee173c3ec475f8bc06fe2d1de10

*Les PC récents n'ont plus de port parallèle… Mais pas de panique, les logiciels de la famille Slotx+ peuvent également fonctionner avec un port USB, grâce notamment à une carte Phidget. C’est d’ailleurs ce que propose Bitume Slot Racing dans ses packages de détection.

 

Le logiciel de comptage et de gestion de course :

La, je doit une nouvelle fois remercier un copain pour le don d’un vieux PC et d’un écran qui traînaient chez lui : Merci grandement Florent ! Quand je vous disais que mon système de comptage était le fruit de l’aide précieuse de quelques amis. Et ce n’est pas terminé…

En effet, le logiciel que j’ai choisi (Slot3+), est un logiciel conçu et développé par Eric Durusel. Et oui, encore lui !

Le soft en question est conçu à la base pour un circuit 3 voies, mais qui peut le plus, peut le moins !

Ce même logiciel existe aussi en version 4 voies (Slot4+) et 6 voies (Slot6+). C’est d’ailleurs Slot4+ que nous utilisons au Circuit 24 Samoisien.

Hormis le fait d’être déjà habitué à ce soft, je l’ai choisi pour sa simplicité d’utilisation. Les informations qui apparaissent à l’écran sont très facilement lisibles, même en pleine course. Le rendu visuel est à la fois simple et esthétique. Les effets sonores sont sympathiques, et le logiciel en lui-même est assez complet. Vous pouvez créer plusieurs catégories de voitures, enregistrer chaque voiture, chaque pilote, etc.

DPP_fFj00011468

Vous avez bien évidement le choix entre le mode « course » (au temps ou au nombre de tours, avec le choix du nombre de run par pilote) et le mode « warm up ». Avec ce dernier, les tours et les chronos sont comptabilisés sans pour autant qu’une course soit lancée.

Un logiciel qui s’adresse aussi bien à une utilisation typée « sloteur de grenier », qu’à une utilisation plus typée « club ». Bref, un logiciel très fiable et qui me convient parfaitement.

DPP_fFj00011464

DPP_fFj00011465

DPP_fFj00011467

Les logiciels Slotx+ sont distribués par la boutique Bitume Slot Racing.

Retrouvez toutes les informations ici : http://www.bitume-slot-racing.com/actualite_comptage.html?PHPSESSID=31042abb5b3367850ffb737ded17e1fa